|
|
|
|
|
|
Jeu incertain
11/11/2008 17:59
Lentement, tel un serpent qui se déroule, Au creux de tes reins sa chaleur coule Laissant sur ta peau une marque écarlate.
La lueur des bougies se reflète sur ton corps Habillé de ta seule nudité, voulant encore Aller plus loin dans ces sombres tourments.
Ton corps s’éveille au fur et à mesure D’un jeu sensuel sans commune mesure Au regard de l’autre, ton possesseur.
Dans les sillons déjà creusés par le cuir, Sa blancheur s’infiltre sans te faire fuir. Telle une reine, tu imposes ces marques.
Sur tes yeux, une étole de soie noire Décuple les meurtrissures naissantes Au fil du temps qui passe sans savoir.
Sensations extrêmes pour un jeu hors normes Connu des seules initiées que nous sommes : Tu es la muse des mes pulsions mortifères.
A tes poignets, des liens de cuir se posent Pour annihiler toute envie de retraite, Sans retenue aucune, en ces lieux, tu oses.
Possédée, enivrée de tes sensations, Je te mène au plus profond de ton âme Vers le plaisir ultime engendré par la soumission.
(8 décembre 2007)
| |
|
|
|
|
|
|
|
Elles, ... velours
11/11/2008 15:36
Ce texte est né d'une rencontre avec une poétesse appelée Lunabelle.
J'ai mis en lien son blog "Satine" consacrée à l'érotisme. Je vous conseille d'aller y faire un tour, il est de toute beauté !
A l'ombre de leurs cruels regards, Nichées,lovées dans un boudoir, Le velours recouvre enfin nos corps !
Les sens drapés de fins voilages Délient sans ombrage Les membres en de doux corps à coeur.
Tes mains caressent mes sens En un mouvement d’indécence Qui réveille ma violence.
Les courbes frôlées sous les cieux de Topkapi Femmes sensuelles, aux poses alanguies Elles, bouches soudées d’envie.
L'étoffe s'efface sans bruit pour révéler Ces corps endormis à la peau nacrée Qui tremblent au rythme de l'impatience
Lentement, apprivoisant la peau frémissante L’une goûte d’une langue brûlante L’autre un râle dans la gorge, chancelante
Étoles de satin enroulées aux poignets, Simple lien de douceur vers la félicité Quand les caresses se font ardentes.
Elles fusionnent, s’offrent du bout des doigts, Le plaisir sans limite d’une ode à l’amour roi, En humides caresses et frissons libres de droits.
Les sillons se dévoilent sans équivoque aucun Dans un crescendo virevoltant et mutin Des peaux qui se cherchent et se butinent.
La chair s’épouse sensuellement Avide de délices voluptueusement, Amour et quintessence des plaisirs d’orient.
En ces lieux mystérieux et protégés S’animent des passions nues, exacerbées, Ouvrant les portes des plaisirs saphiques.
Femmes, elles consument sans répit Belles, elles consomment la vie, Et froissent, haletantes, la dentelle du lit.
Courtisanes, elles savent ce qu’elles espèrent Franchissant les portes des mystères, Jouissance, aux pays des Sérails austères.
| |
|
|
|
|
|
|
|
Encre rougie
05/10/2008 16:05
L'encre rougie de ma plume
Accompagne ma déraison
Aux sons de mes mutilations.
L'encre rougie de ma plume
Fait renaître ma trahison,
Dans ce coeur naît la perdition.
L'encre rougie de ma plume
Accompagne ma déraison.
Le sang viole ma chair meurtrie
Et provoque en moi le repos
Douloureux aux bras de mes maux.
Le sang viole ma chair meurtrie
Entraînant en ses sombres flots
Mon envie d'y poser des mots.
Le sans viole ma chair meurtrie
Et provoque en moi le repos.
(5 octobre 2008)
| |
|
|
|
|
|
|
|
Entrez !
05/10/2008 13:49
Vous trouverez ici les musiques
et les vidéos
qui m'accompagnent.
| |
|
|
|
|
|
|
|
Douleur
04/10/2008 23:00
Le temps n’est rien comparé aux abîmes de la douleur contenue dans cet acte. Émergeant des profondeurs d’un brouillard sanglant, elle reprend peu à peu conscience de son corps martyrisé, plaie ouverte de son plaisir. Demain est un autre jour mais existera-t’il vraiment dans ce monde de ténèbres où la seule lueur d’échappatoire semble être la noirceur de l’aube naissante.
D’où vient cette nécessité de souffrir pour ressentir en soi la vie. Paradoxe étrange d’un monde où le plaisir est relié à la douceur. Mais pour elle, seule la souffrance possède les clefs de l’abandon de sa réalité corporelle, porte ouverte au repos de son âme. De guerrière, elle devient esclave. Elle porte la marque de l’infamie au creux de ses reins : celle de la Bête.
Statue drapée de pourpre, immobile dans un froid glacial qui l’enveloppe de chaleur, elle attend le retour de la nuit pour se remettre à vivre, pour de nouveau se soumettre à la folie de sa tortionnaire. Elle ne sait faire autrement que de descendre aux enfers pour calmer la fureur de l’Autre. Le prix de son sacrifice gardera close la porte de son antre.
L’Autre : image imprécise d’une femme. Ne pas savoir, ignorer la représentation terrestre, telle est l’obligation faite. Un pacte conclu : elle lui appartient et son bourreau ne cherchera pas ailleurs pour satisfaire sa folie. Mais en définitive, le jour où l’Autre l’offrira à son dieu, qui prendra sa place quand le crépuscule se lèvera pour honorer la Bête et sa servante : celle que l’on nomme « Enchanteresse » et qui pour l’heure se délecte de son sang.
Lentement, elle s’enfonce dans un puits sans fond d’où apparaît enfin la délivrance. Penchée au-dessus d’elle, l’Enchanteresse l’observe et dans ses prunelles sombres danse la folie, vertige de l’acte accompli. Elle est devenue un ange noir, fille des enfers. Un son s’échappe de ses lèvres entrouvertes, délivrance ultime de son instinct bestial : l’Autre a quitté le monde des hommes pour devenir soldat dans l’armée de la Bête.
(20 juillet 2007)
Commentaire de amelia (14/09/2011 16:01) :
jje passe te souhaité une
bonne journée je t'envois des bisous d'amitié
http://amelia.vip-blog.com
|
| |
|
|
|
|