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Aux confins de la folie
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Aux confins de la folie

VIP-Blog de enchanteresse666
  • 46 articles publiés
  • Modifié : 30/09/2011 20:40

    Délices de Satine
    Passion des Poemes

    Correspondance interdite (8ème lettre)

    04/06/2011 18:09



    Mon cher,

     

    Pourquoi avoir jeté votre dévolu ainsi sur mon insignifiante personne ? Je tremble de ce qui pourrait se produire si nos actes venaient à être dévoilés aux yeux de tous. Sans compter sur cette chose immonde dont je me trouvais parée. Chaque mouvement tenait du supplice. J’ai passé la journée du vendredi à tenter de l’ôter, sans succès. Et c’est ainsi que je m’apprêtais à assister à l’office dominical. Quelle ne fut pas ma surprise, et ma crainte, de vous voir présent et en pleine discussion avec Monseigneur. Sur son invitation, je me joignais à vous. Un bandage entourait votre main gauche. Monseigneur me demanda de bien vouloir vous soigner dans l’instant. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés seuls dans l’une des salles de soins.

     

    Timidement, je vous demandais votre main. Pour toute réponse, vous m’avez embrassée avant de vérifier que je portais toujours votre possession à l’intérieur de mes reins. Un bruit vous dérangea. Une novice entra pour me proposer son aide. Elle vous trouva tranquillement installé sur l’un des lits. Courtoisement, vous lui avez signifié votre refus. Avec moult précautions, j’ôtais votre bandage. Penchée au-dessus de vous, j’avais du ouvrir mon corsage pour vous faciliter l’accès à ma poitrine. Vos doigts se refermaient sans relâche sur ma chair, la marquant par endroit, pendant que je nettoyais votre plaie. J’étais tétanisée, mon intimité ruisselait entre mes cuisses. A quelques mètres seulement de la maison de notre Seigneur, vous disposiez de moi à votre guise. Je n’étais plus que votre femelle et rien d’autre. Force était de constater que j’appréciais plus que tout l’état dans lequel vous me mettiez.

     

    Sur le chemin qui nous ramenait à l’office, vous m’avez entraînée dans un recoin, pas complètement à l’abri des regards. Sans vous souciez de mes suppliques, vous avez de nouveau soulevé ma jupe pour me libérer de ce bois qui me vrillait les entrailles. Seule subsistait la chaîne autour de ma taille. Elle s’y trouve encore aujourd’hui. Chose étrange, je me sentais vide. L’office passé, je ne vous avais pas revu. Il m’avait fallu attendre le jour de notre entrevue suivante. La voiture me conduisit devant un hôtel particulier. Je pénétrais dans les lieux à la suite d’un majordome. Il m’indiqua que je devais me déshabiller avant de vous rejoindre. Ce que je fis sous son regard lubrique. Vous m’attendiez dans un salon en compagnie d’un groupe d’hommes que je ne connaissais pas. Que faisions-nous ici ? Qu’attendiez-vous encore de moi ? Votre regard ne quittait pas le mien mais cela ne me rassurait pas, au contraire. Rouge de honte, je sentais tous ces yeux braqués sur ma nudité que je ne pouvais dissimuler.

     

    Les mots arrivaient jusqu’à moi mais leur sens m’échappait. Brusquement, vous étiez près de moi, vos mains chauffant tout mon être, révélant ce qu’il y a de plus vil chez moi. Je tentais, à plusieurs reprises, de me soustraire au feu qui me consumait lentement. Je devais me rendre à l’évidence, je ne pouvais échapper à votre emprise mais surtout, je ne le souhaitais pour rien au monde à cet instant. Poupée de chair, le désir envahissait tout mon être jusqu’à ce que je ne sois plus que plaisir. Vous avez ensuite invité chaque homme présent à venir saisir la douceur de ma peau. Submergée de mille et une sensations, je n’offrais plus aucune résistance. Toutes ces mains, ces doigts, annihilaient ma pudeur. Femelle, je gémissais à chaque effleurement. Mon intimité était lave en fusion. Je vous suppliais, non plus de vous arrêter mais, de prendre possession de moi. Votre rire me glaça le sang. Je me retrouvais au sol, implorante. Les mots suivants, vos mots, me statufièrent. Vous veniez d’offrir mes reins à chaque homme présent le souhaitant.

     

    Votre.




    Correspondance interdite (7ème lettre)

    04/06/2011 18:07



    Ma tendre amie,

     

    Vous ne pouvez que convenir de la nécessité de cette punition. Dois-je vous rappeler que vous n’êtres qu’une femelle et que, de ce fait, votre éducation revient aux membres de la gente masculine. Preuve en est que vous vous êtes abaissée à un acte contre nature. Sachez que désormais, le plaisir en dehors de ma présence vous est interdit.

     

    Ainsi donc, vous ne vouliez plus venir ! Pourtant, au jour et à l’heure dite, vous êtes descendue de la voiture que j’avais envoyée vous chercher. Et toujours cette couleur rosée sur vos joues qui vous rendait si vulnérable, si désirable. Je vous ai entraînée à ma suite, sans vous donner le temps d’ôter votre tenue, en vous rappelant ce que je vous avais promis à la fin de notre première entrevue. Votre « Non, pitié » prononcé du bout des lèvres me fit sourire. Je vous ramenais dans le salon de façon à ce que vous puissiez admirer votre portrait accroché à l’un des murs. Les larmes se sont rapidement invitées sur vos joues. Les premières de la journée mais pas les dernières. Je vous voulais catin, soumise à vos envies de plaisirs charnels.

     

    Vous étiez debout, face au tableau, lorsque j’ai relevé votre jupe jusqu’à votre taille, vous intimant l’ordre de l’y maintenir. Rapidement, votre croupe laiteuse s’est retrouvée nue. Quelques marques subsistaient. Vous me reprochiez déjà de vous avoir salie… Quand serait-il une fois que je vous aurais fait découvrir les délices de la possession ? J’avais, pour l’occasion, installé une bergère face à mon fauteuil. Je vous ai invitée à y prendre place, les mains sur le dossier et à genoux sur l’assise. Votre surprise à cet énoncé ravit tout mon être. Au préalable, vous aviez du vous défaire de vos habits. Vos suppliques de ne pas mettre en œuvre mon projet n’y faisaient rien, il me suffisait de glisser mon regard sur votre intimité pour connaître vos ressentis. Je me délectais à l’avance des tourments que vous alliez endurer.

     

    Mes mains sont venues écarter ces globes de chair qui dissimulaient encore l’entrée de vos reins, l’objet de ma convoitise. Vous trembliez mais à aucun moment, vous n’avez cherché à vous soustraire. Ma hampe se durcissait au fur et à mesure que mon excitation grandissait. Je ne résistais pas longtemps avant de la délivrer de sa prison de tissu et de venir la faire glisser entre vos reins. Saisissant vos longs cheveux noirs, j’attirais votre bouche à hauteur de mon vis, vos mains se posant sur l’assise de la bergère. Vos lèvres n’ont fait aucune difficulté pour s’ouvrir. Vous ne pouviez nier que votre envie était présente, étouffante même si j’osais… Malgré tout, je n’envisageais aucunement de vous laisser prendre quelque initiative que ce soit. Vous tenant fermement par la chevelure, j’imprimais le rythme qui me convenait sans me soucier de vous. Ce qui vous correspondait, sans doute possible, à l’écoute de vos gémissements qui devenaient de plus en plus audibles. Mais ce sont vos cris que je désirais entendre.

     

    Vous traînant de force à ma suite, je vous conduisis dans la pièce maîtresse de ma demeure. Une multitude d’objets, donc vous ignoriez encore l’usage, s’offraient à vous. Je vous jetais sans ménagement sur un chevalet, appuyant fortement avec l’une de mes mains, entre vos épaules, pour vous empêcher de vous redresser. Mon vis se positionnait à l’entrée de vos reins. Vous osiez à peine respirer, terrifiée par ce qui pouvait se passer. Je me rappelle vous avoir demandé de me répéter la phrase que je vous avais dite avant notre dernière séparation.  Vos mots se sont terminés par un hurlement. Lentement, je forçais l’étroitesse de cette entrée, vous possédant comme il se devait, comme vous deviez l’être. Une fois convenablement empalée sur mon vis, je me retirais en vous laissant ainsi. J’installais ensuite un bois taillé, au bout duquel pendaient deux chaînettes d’acier, pour conserver le passage en son état. Une chaîne passée autour de votre taille et fermée me suffit à bloquer l’objet dans vos reins à l’aide des deux petites attaches. Ces dernières passaient pour l’une, entre vos globes de chair, et pour l’autre, entre les remparts de votre intimité. Une fois harnachée de la sorte, votre bouche me soulagea de toute la tension accumulée avant que je ne vous renvoie à votre demeure. Vous pourriez faire pénitence autant que vous vouliez, votre nouvelle condition s’imposerait à vous à tout moment.

     

    D.




    Correspondance interdite (6ème lettre)

    04/06/2011 18:05



    Mon cher,

     

    J’ai longtemps hésité avant de me rendre à ce rendez-vous. Il est vrai que vous n’aviez pas signé le billet mais vous étiez le seul à avoir poser les mains sur moi à ce moment-là. J’ai été contrainte de prétexter une visite à un malade pour pouvoir m’échapper. Je me revois montant dans la voiture qui devait me mener jusqu’à vous. L’homme qui la conduisait me salua avant de prendre la route. J’aurais, par la suite, l’occasion de le voir régulièrement. Tous les jeudis puisque vous en aviez décidé ainsi et que je ne pouvais m’y soustraire. Des tentures me protégeaient des regards extérieurs. Une fois arrivée, et seule avec vous, j’ai tout fait pour que cela cesse. Mais vous ne m’écoutiez pas, enfin vous ne le vouliez pas. Et c’est nue que je suis entrée à votre suite dans la demeure. Je n’étais déjà plus moi-même.

     

    Le peintre que vous aviez fait venir me laissa sans voix. Je vous ai laissé m’installer sur ce divan, impudique. Je respirais à peine, honteuse de cette humidité qui s’insinuait entre mes jambes. Malheureusement, le peintre a émis des remarques sur mon attitude. Comme je vous ai maudit quand vos doigts ont révélé mon intimité à cet homme. Mon corps n’a eu de cesse de se réveiller sous ce ballet endiablé et vous m’avez laissée ainsi le temps de finir cette peinture. Peinture qu’il me serait donné de voir régulièrement puisque vous m’avez annoncé qu’elle ornerait les murs d’un salon privé. J’ignorais à cet instant que vous ne parliez pas d’un lieu vous appartenant mais d’une maison particulière en plein centre de la capitale où vous aviez vos habitudes. Vous avez pris soin de raccompagner votre invité, m’intimant l’ordre, avant de quitter la pièce, de ne pas bouger.

     

    Quelle ne fut pas votre surprise, à votre retour, de me trouver debout et couverte d’un plaid que j’avais trouvé sur l’un des fauteuils. Votre regard me crucifia sur place. Je découvrais que vous n’aimiez pas être contredit. Et que le faire se révélait particulièrement douloureux. Je vous ai écouté me dire que je n’étais qu’une demoiselle capricieuse, ne sachant pas profiter de ce que vous m’offriez. Votre main s’est refermée sur mon bras gauche et vous m’avez traînée à votre suite jusqu’à une chaise. Une fois assis, vous m’avez jeté en travers de vos jambes. Votre main s’est abattue avec force sur mon fondement. Vous m’avez administré une fessée, comme vous l’auriez fait à une enfant ayant commis une bêtise. Les larmes coulaient sur mes joues et j’avais beau vous supplier de cesser, rien ne semblait vous atteindre. Tant et si bien que j’ai fini par me résigner. Vous m’avez ensuite laissée choir au sol avant de vous diriger vers un meuble et de vous servir un alcool. Je restais là, interdite, le cuir de ma peau me brûlant. Je portais toujours mon habit improvisé, vous me l’aviez laissé.

    La suite de ce moment est assez flou. Je me souviens m’être retrouvée dans la voiture qui me ramenait, vêtue comme à mon habitude. Et vos mots qui résonnaient encore en moi : « Vous m’offrirez vos reins à notre prochaine rencontre. » Mais il n’était même pas envisageable que je revienne. Du moins, pas à cet instant. L’envie est revenue bien plus tard. Et j’allais me retrouver dans une position fort inconfortable au fur et à mesure que les jours me rapprochaient de notre entrevue.

     

    La veille de notre seconde rencontre, je me sentais fébrile. En dépit du fait que nous nous trouvions en hiver, j’avais particulièrement chaud en me levant ce matin-là. Je ne comprenais pas le moins du monde ce qui m’arrivait. Malgré tout, comme tous les jours, je commençais ma journée par mes ablutions. Une chaleur que j’identifiais sans mal se rappela à moi de façon impérieuse. Du bout des doigts, j’effleurais mon intimité, honteuse de mes propres actes. Je me retrouvais, à genoux sur le carrelage, ma main s’activant entre mes cuisses de façon de plus en plus rapide. Combien de temps avant ce plaisir, je l’ignore mais j’ai raté l’office du matin. J’ai eu beau faire pénitence le reste de la journée, je me sentais salie au plus profond de mon être.

     

    Votre.




    Correspondance interdite (5ème lettre)

    15/05/2011 16:22



    Ma tendre amie,

     

    Il est vrai que j’avais gardé le silence durant plusieurs jours avant l’envoi de cette missive. Me rappeler à votre souvenir ainsi me plaisait particulièrement. Je me souviens encore des mots écrits. Je n’ai pas de mérite à cela puisque vous aviez reçu pour consigne de me ramener mon billet. Figurez-vous que je l’ai conservé précieusement et en voici le contenu, dans l’hypothèse où vous l’auriez oublié.

     

    « Une voiture passera vous prendre ce jeudi à quinze heures pour vous conduire vers moi. Un refus de votre part serait intolérable. Vous présenterez ce billet au chauffeur.»

     

    Ce qui reste surprenant, à mes yeux, c’est que je n’avais pas signé ce billet et que vous êtes malgré tout venue. Il faut croire que vous étiez destinée à devenir mon objet de plaisir. J’avais, pour l’occasion, fait l’acquisition d’une petite villa en périphérie de la ville. L’endroit était à l’abri des regards. Je me trouvais sur le perron lorsque la voiture est arrivée. Je vous revois en descendre, honteuse et maladroite. Après m’être entretenu avec le chauffeur, nous nous sommes retrouvés seuls, aux pieds des marches. Dans votre main, ma missive. Nos regards se sont croisés et j’ai pu lire, dans vos yeux, la crainte de ce qui pouvait arriver et l’envie de ce plaisir que vous aviez découvert sous mes doigts.

     

    Vous m’avez expliqué que cette situation était contraire à la morale, à la vie que vous aviez choisie. Vous sembliez convaincante. Pourtant, lorsque je vous ai demandé d’ôter vos habits, vous l’avez fait. Certes, pas immédiatement mais vous vous êtes finalement retrouvée nue face à moi, dans le jardin de la propriété. Non sans m’avoir offert votre croupe, votre pudeur étant encore bien présente. C’est ainsi qu’est né notre rituel. Vous ne pouviez résister à vos envies. Je me rappelle vous avoir observée durant de longues minutes. Vous sembliez si fragile en tenue d’Eve.

     

    Une surprise vous attendait à l’intérieur. Pour l’occasion, je m’étais offert les services d’un artiste-peintre. Vous l’avez découvert en pénétrant dans le salon. Qu’il était plaisant de voir vos joues s’empourprer tandis que votre intimité commençait à révéler ce qui vous tentiez de dissimuler. Je vous ai conduite jusqu’à un canapé, vous y installant avec ordre de ne plus bouger. J’ai pris place dans un fauteuil, confortablement installé. Sur le dos, allongée, les bras remontés au-dessus de votre tête et les jambes légèrement ouvertes, vous aviez tout l’air d’une courtisane que l’on peut croiser dans certains palais orientaux. Vous preniez vie sur une toile blanche et l’artiste s’efforçait de ne manquer aucun détail de votre corps. Malheureusement pour vous, il vous trouvait quelque peu tendue. Chose à laquelle j’ai remédié.

     

    Mes mains sont venues ouvrir vos jambes, en plaçant une sur le dossier de votre assise et l’autre retombant au sol. Vous osiez à peine respirer. Votre bouton est devenu le prisonnier de mes doigts. Je vous caressais devant un homme que vous ne connaissiez pas. A aucun moment vous ne m’avez demandé de cesser. Bientôt, vos gémissements ont remplis la pièce. Vous veniez à la rencontre de mes mains, réclamant votre plaisir, ce plaisir que vous vous entêtiez à refuser. Mais de cela, il n’était pas encore question. Je me suis finalement éloigné, vous laissant ainsi pour que l’artiste puisse terminer son œuvre.

     

    Vos yeux me suppliaient de poursuivre. Mais, je voulais plus que cela. Et je savais que je finirais par l’obtenir. N’est-ce pas ?

     

    D.




    Correspondance interdite (4ème lettre)

    08/05/2011 12:13



    Mon cher,

    Comment pouvez-vous m’ordonner une telle chose ? La situation délicate dans laquelle vous m’avez mise depuis notre rencontre se suffit à elle-même, vous ne pensez pas ? Mais puisque vous semblez y tenir, je ne vous refuserai pas une telle demande. D’ailleurs, je n’ai jamais su le faire. Je vous prie de bien vouloir excuser mon écriture imparfaite, ma main tremble alors que je vous réponds.

    Notre rencontre est en effet gravée dans ma mémoire et y restera jusqu’au jour où je quitterai ce monde. Ce sont vos yeux qui m’ont marquée dans un premier temps, cette façon que vous aviez de me regarder. Nul autre homme présent n’avait osé faire un tel affront à ma condition. Vous sembliez pourtant être dépositaire d’une éducation digne de votre rang. Comme j’ai été naïve ! Ma faute a été de m’isoler dans ce jardin, à l’abri des regards. J’étais à mille lieux d’imaginer qu’un homme oserait poses ses mains sur moi.

    Dès l’instant où vous avez commencé à me parler, votre voix m’a captivée. Les mots que vous prononciez étaient une offense à la bienséance et en dépit de mes demandes, vous n’avez pas cessé. En fait si, mais pour pouvoir m’embrasser à votre convenance. J’aurais du fuir, je le voulais mais je n’ai pu me résoudre à le faire à ce moment-là. Pas même lorsque vos mains se sont imposées sur mes fesses et que vous les avez dénudées. Je sentais votre hampe, dure comme un roc, contre mon intimité. Dieu que cela me troublait.

    Je vous revois après que vous ayez goûté à mon essence. Et moi, telle une Jézabel, je restais dans la position que vous m’aviez imposé, mortifiée de ressentir de telles choses. Mon ventre brûlait d’un feu qui m’était alors, jusqu’à cet instant, inconnu. Vos mots me transperçaient. Vous me nommiez « femelle ». Quand j’y pense, vous n’avez jamais usé de mon prénom en ma présence. Je pensais avoir subi le pire, j’étais loin du compte en définitive. Votre barreau de chair est apparu sans que je ne me rappelle comment. Sous la peau, les veines se révélaient. Je me suis relevée. Je ne pouvais fuir du renfoncement où nous nous trouvions et vous le saviez. Votre sourire a changé, le ton de votre voix aussi. Je me rappelle vous avoir supplié de ne pas m’offenser. Vous avez accédé à ma requête mais à la condition que j’offre à votre vue ce que ma tenue dissimulait encore. Pensant que cela suffirait, je me suis résignée à ouvrir mon corsage, le regard baissé. Je priais que quelqu’un vienne me libérer de ce supplice. Mais ma honte venait surtout du fait que je sentais un liquide s’écouler entre mes cuisses.

    Vous m’aviez promis de ne pas porter atteinte à mon intégrité ce soir-là. Pourtant, vous l’avez fait. Votre main coulissait le long de votre hampe pendant que vous me regardiez. Je la voyais grossir et se durcir, au point d’être gorgée de sang. A votre demande, et parce que vous aviez fait la même chose sur moi, j’y ai déposé un baiser que j’espérais chaste. Il n’en fut rien. J’avais beau tenter de me raisonner, rien n’y faisait. Votre vis s’est introduit dans ma bouche de façon impérieuse. Et j’ai aimé vous sentir me posséder ainsi. Vous aviez raison. Mon intimité devenait de plus en plus humide mais je ne me lassais pas de cette pénétration charnelle. Je ne me reconnaissais plus, moi si réservée et si pieuse. Votre respiration s’est accélérée avant que vous ne déversiez votre semence dans ma gorge. J’ai manqué de m’étouffer d’ailleurs. Un goût amer qui me laissa interdite, sans réaction.

    J’ai posé les mains au sol pour recouvrer mon souffle mais vous en aviez décidé autrement. Vos doigts se sont emparés de mon intimité, caressant ce bouton beaucoup trop sensible à mon goût. Il vous a fallu peu de temps pour me mener à la jouissance, un sentiment si puissant que je ne saurais m’en passer aujourd’hui. Vous veniez de faire de moi ce que je n’avais jamais osé imaginer : une femelle avide du mâle.

    Je ne me souviens plus à quel moment vous êtes parti. Une fois mes esprits retrouvés, j’étais seule, à moitié dévêtue et allongée sur l’herbe. Après avoir remis de l’ordre dans ma tenue, ainsi que dans ma coiffure, j’ai rejoins les invités. Je dois vous faire savoir que j’ai quitté les lieux rapidement. Une fois rentrée au couvent, j’ai imploré notre Seigneur pour qu’il m’accorde son pardon et que je ne sois plus jamais tentée de la sorte. Le jour de mes vœux, vous m’aviez salie et je n’avais rien fait pour vous en empêcher.

    Les jours qui ont suivi, je me suis efforcée de faire pénitence. J’y parvenais quand votre première missive est arrivée. Vous me donniez rendez-vous, m’intimant l’ordre de venir.

    Votre.



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