J’oscille sans cesse entre deux mondes :
Le leur, le votre où trône la raison,
Le mien où s’épanouit ma déraison.
J’oscille toujours entre deux mondes.
Mon cœur endormi sonne ce soir le glas
De mon innocence, tison incandescent,
De mon errance, tison luminescent.
Mon cœur endormi sonne à jamais le glas.
Perdue pour l’éternité devenue mienne,
J’erre sans fin aux sons impurs des cors,
J’erre, désenchantée, dans l’oubli encore,
Perdue pour l’éternité éternellement mienne.
Mon âme s’abîme dans les limbes sombres,
Cruelle destinée devenue mienne en ces temps,
Volonté farouche de vaincre en ces temps.
Mon âme s’efface dans les limbes sombres.
Entre ces deux mondes, j’oscille…
(14 novembre 2008)